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Cette nouvelle rubrique
permettra fréquemment de répondre aux questions que vous
vous posez et que tout le monde se pose. Pour cette première,
suite au comportement "décalé" de la
végétation en cette fin d'automne (nombreux arbres
feuillus jusque début décembre, refloraison de certaines
espèces, deuxième récolte de haricots dans le
Cantal), Laurent Bray du site botanique.org apporte des réponses et des
explications intéressantes
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Lamétéo.org : Habituellement
les arbres réagissent rapidement au gel en perdant leurs
feuilles. Pourquoi n'est-ce pas le cas cette année?
Laurent
Bray : Les arbres semblent réagir rapidement au froid car la
chute des feuilles est préparée chez les arbres caducs
par la création d'une zone d'abscission à la base du
pétiole. La création de cette zone conduite par une
modification des concentrations d'une hormone (l'acide abscissique) est
induite par la diminution de la longueur du jour puis par le froid.
Lamétéo.org : Est-ce
que la chaleur exceptionnelle d'octobre-début novembre a pu
perturber la végétation?
Laurent Bray : Je dirais plutôt
modifier ses comportements normaux au sens statistique du terme.
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Lamétéo.org : On parle
souvent du réchauffement climatique et des ses
conséquences. Quelles seraient-elles sur nos arbres en France et
la végétation en général? La nature aura
t'elle le temps de s'adapter à un réchauffement qui
risque de s'accélérer?
Laurent Bray : Les modifications les plus
importantes seraient une disparition dans nos régions d'arbres
les plus nordiques : le hêtre par exemple. Il y aurait aussi la
"remontée" vers le Nord de plantes qui n'étaient pas
auparavant rustiques dans nos régions et craignaient les
périodes de gel plus ou moins longues.
Lamétéo.org
: Est-il
possible dans le futur que les feuillus ne perdent plus du tout leurs
feuilles (en cas d'hivers printaniers)?
Laurent Bray : A ma connaissance, les
chênes européens plantés en Afrique du Sud à
Cape Town ne perdent pas leurs feuilles. Les arbres caducs pourraient
devenir sempervirents si les températures hivernales
étaient suffisantes pour maintenir les flux de sèves.
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