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L'anticyclone

Ah! Qu'il est agréable
de prendre le petit déjeuner sur la terrasse et de passer la
journée à la plage ou au bord d'un lac sous le soleil! Et
à qui doit-on cette journée de rêve? A
l'anticyclone biensûr! Mais l'anticyclone a ses
inconvénients: la grisaille et le brouillard en hiver, la
pollution dans les grands villes et la sécheresse lorsque les
conditions anticycloniques se poursuivent trop longtemps.
A l'inverse de la
dépression, l'anticyclone est un centre de haute pression, une
zone de calme dans lequel règne en général un
temps ensoleillé. Toutes les modifications de la pression
atmosphérique ont pour origine de multiples causes
mécaniques et thermiques qui interfèrent
fréquemment les unes sur les autres. Parmi les plus importantes,
il faut citer la rotation de la Terre, les mouvements de l'air ou
encore les températures des différentes couches de
l'atmosphère. On distingue ainsi plusieurs types d'anticyclones:
- Les anticyclones
semi-permanents: leur formation est liée à la circulation
générale de l'atmosphère. L'air chaud
s'élève au-dessus des régions équatoriales.
Une fois en altitude, il se déplace vers le nord et se
refroidit. Avant d'arriver à sa destination finale, vers 30°
de latitude, il s'est refroidit devenant plus pesant et "retombe". Il
retourne alors vers l'Equateur et se réchauffe à nouveau.
Ce trajet circulaire constitue une cellule de Hadley: courants
ascendants en région équatoriale, descendants en
régions subtropicales. C'est notamment le cas de l'anticyclone
des Açores.
- L'anticyclone sibérien:
sa formation résulte d'effets thermiques. Elle est
principalement dûe à la température de l'air.
Pendant l'hiver, le refroidissement est important en Asie et en
Amérique du Nord. La densité de l'air dans les basses
couches augmente et contribue à la formation d'un puissant
anticyclone qui parvient à recouvrir toute l'Asie et une grande
partie de l'Europe. De tels anticyclones se développent sur les
régions continentales glacées, en contrariant les
influences de la circulation générale. Il s'agit en fait
d'anticyclones locaux.
- Les anticyclones migrateurs:
ils concernent le plus souvent nos régions
tempérées et stationnent plus ou moins longtemps sur
l'Europe Occidentale. Leur formation résulte à la fois de
la circulation générale et d'effets thermiques. Des
turbulences se produisent fréquemment en raisons des vents
d'ouest. L'air chaud équatorial est aspiré vers le nord,
provoquant une baisse de la pression. Au contraire, lorsque l'air froid
descend vers le sud, la pression augmente et un anticyclone se
crée.
Le vent tourne dans le sens des
aiguilles d'une montre autour d'un anticyclone dans notre
hémisphère. Mais il s'écoule aussi vers les zones
de basses pressions. Ainsi, le vent souffle toujours des zones
anticycloniques vers les zones dépressionnaires.
Petites anecdotes...
Des conditions anticycloniques persistantes permettent
à la sécheresse de s'installer. En mars 1953, il n'a pas
du tout plu sur le bassin parisien et le Centre.
De décembre 1975 à août 1976, une
"anomalie climatique" est à l'origine de la sécheresse
qui frappe la moitié nord de la France, notamment la Bretagne et
le nord-ouest en général. En effet, un anticyclone a
stagné des îles britanniques à la Scandinavie
durant ces longs mois, ne bougeant quasiment pas. Conséquence:
des pluies très largement déficitaires, un ensoleillement
exceptionnel et des températures très
élevées persistent durant ces neuf mois. La Bretagne se
transforme alors en Côte d'Azur. La même année, la
ville de Nice bat son record de l'ensoleillement le plus faible!
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